Dessinez-moi une flèche. Très bien, maintenant admettons que cette flèche représente votre vie. Indiquez-y les plus grands tournants, les points les plus marquants.

Cette question, c’est une psychologue qui l’a posé à de mes amis. J’ai tenté l’exercice.

J’en ai trouvé 6

  • Fin 2006 - le lycée : J’étais en 3e, et j’ai décidé de ne pas aller au lycée le plus proche de chez moi. Pour plusieurs raisons dont je me souviens bien, je suis allé dans un lycée un petit peu plus loin. À l’internat, dans un lycée privée catho. Ça ne partait pas forcément bien, mais j’y ai passé les 3 années les plus mémorables de ma vie.

  • Juin 2009 - le DUT génie civil : Mon bac en poche, j’ai décidé de ne pas aller en école d’ingénieur pour aller faire un DUT génie civil, contre l’avis de mon papa. Et ce fut un echec cuisant. Je ne sais pas ou se trouve la frontière de la depression, mais je devais en être très proche. J’ai eu horreur de ces études. J’étais perdu. Mais ça a été une leçon de vie terriblement importante.

  • L’anniversaire de mon oncle, décembre 2009 - le DUT SRC : Sans aucun doute, ce jour est à l’origine de ma carrière actuelle. Je déprimais dans mon DUT génie civil, et j’envisageais de me réorienter vers des études de design automobile. Je me souviens qu’on était dans ce restaurant asiatique, quand mon cousin Vincent m’a parlé du DUT Sérécom (pour Services et Réseaux de Communication, aussi appelé SRC, qui est devenu MMI : Métiers du Multimédia et l’Internet). Ils faisaient de la vidéo, de l’informatique … “Des trucs de geek, ça te plairait”, me dit-il. J’ai noté le nom par curiosité, puis j’ai fait mes recherches, et j’ai décidé de tenter ma chance. Ma première année post-bac étant un échec, les relations avec mon père se sont pas mal dégradées après ce deuxième affront. Mais c’est là que j’ai appris les bases de ce que je fais et que j’aime aujourd’hui.

  • Juin 2011 - un regret : Le seul regret notable que j’ai en tête : je n’ai pas osé dire que j’étais amoureux. Du moins pas à temps. Quand je retrace ces évènements marquants, c’est le seul qui soit causé par une absence d’action. Et c’est le seul négatif. Je reviendrais sur les regrets dans un autre article bientôt.

  • Aout 2011 - Infuze : J’ai accepté un job en alternance à Lille. Avec mon école à Laval, ça faisait quelque 500km à parcourir toute les deux semaines. Je n’étais pas tout à fait certain de vouloir devenir développeur. Mais cette année à bosser pour Infuze (maintenant Clic and Walk) m’a appris énormément de choses, et a sans aucun doute été un facteur très important de mon admission aux Gobelins. Merci Corentin et Guillaume, c’est en grande partie grâce à vous deux.

  • Septembre 2014 - quitter mon job : Encore une décision qui paraît débile. J’ai quitté un super job en Suisse. Le salaire était énorme, je m’entendais bien avec mes collègues, et je bossais pour des projets stimulants. Tout ce qu’on peut espérer. Mais pendant mes années aux Gobelins, je rêvais d’expatriation et de voyages. Ça n’a pas été facile de partir, mais je suis aujourd’hui en Suède. J’ai troqué une valeur sûre contre des opportunités incertaines. C’est difficile de dire si c’était la bonne décision. Mais j’ai saisi ma chance, et pour ça, je n’ai pas de regrets.

Conclusion

Quand je relis ça, quelque chose me saute aux yeux : les moments clés de ma vie jusqu’ici sont presque toujours liés au choix d’emprunter le chemin le plus hasardeux.


Et vous ? Est-ce que vous sauriez dire quels sont les moments clés pour vous ? Je vous incite à tenter. Si en plus, vous voulez bien le partager avec moi, je suis vraiment intéressé de savoir de quoi il s’agit. Même si on ne se connait pas.

  • Écrivez-le sur un bout de papier, et prenez-le en photo.
  • Faites un post sur votre blog, et partagez le lien.
  • Filmez-vous et montrez-moi.
  • Envoyez-moi un mail pour me raconter.

Vos messages à propos des précédents articles ont été des concentrés de motivation pour moi. J’attends vos retours sur celui-ci avec impatience.

À demain.

Jolie photo métaphorique par Jens Lelie.